Fév 022017
 

1. Les grands axes

La mission XXIV s’est terminée le 23 janvier 2017. Elle a permis d’inaugurer l’Unité de production artisanale et récupérer l’ensemble des factures pour la Région. C’est deux gros points ont été réalisés avec succès. Remplir le dossier demandé par la région faisant état de la bonne réalisation du projet ne devrait être qu’une formalité. 

2. Le soja : le nerf de la guerre

Pour le reste, l’information importante de cette mission est au sujet de la culture du soja. Le soja est une des bases alimentaires essentielles de la farine Bamisa. Il apporte les nutriments manquants pour les bébés. Jusqu’alors les femmes achètent le soja à Ouagadougou. Les déplacements à Ouagadougou et les acheter coûtent chers et ne permettent pas une économie autonome. 

Eric a donc l’idée de payer une formation aux villageois pour apprendre la culture du soja. Parcelles, pompes à pied, outils, tout est déjà là grâce à la mission de septembre 2012 et janvier 2013, pour permettre cette culture. Monsieur Yanogo du CEAS n’a pas pu être rencontré. Mais  il est sûr que le prochain point à développer au village est celui-là. La saison des pluies commençant en juin, nous espérons financer cette formation dans les mois à venir. Le coût d’une telle formation pour plusieurs vilageois devrait être de 700€ maximum.

Nous restons fidèles à notre devise : “Si tu veux aider quelqu’un, ne lui achètes pas du poissons, apprends lui à pêcher”.

Pour le moment Eric a assuré les besoins de base en achetant 100kg de graines de soja. 

3. L’installation du bâtiment

Pour les bâtiments, Eric a vu avec Salif pour s’assurer que les eaux de ruissellements seront bien canalisés. Nous avions lu sur internet les déboires de certaines constructions en voûte nubienne. Leur point commun était une mauvaise gestion des eaux de ruissellement. Cinq gros sacs de ciment de 50kg ont été achetés pour couler une chape de béton servant de rigole. Elle devrait pouvoir empêcher toute infiltration ou humidification excessive de la structure qui est en terre crue. Ceci a pu être financé directement lors de la mission.

A savoir : l’UPA est déjà utilisé pour faire un maquis bébé. Et l’apport d’éclairage a fait bouger le centre du village autour des bâtiments. Ceci est de bonne augure pour la suite. Le soude sac a pu être branché et fonctionne parfaitement. L’UPA est donc fonctionnelle dans les grandes lignes. 

Pour le mobilier, la paillasse carrelée a été posée permettant une bonne hygiène. 

Le moulin à mil va être fini de payer dans les semaines à venir, en partie grâce à la subvention de la ville de Charleval. L’UPA pourrait donc rentrer en totale production dans les 6 mois à venir. L’entreprise de vente de moulins, nous a fait une facture en prévision. 

Comme vous pouvez le voir sur l’animation 3D d’une UPA, les grilloirs sont un élément important pour la confection de la farine. Eric a pu en acheter un, ce qui permettra d’équiper l’UPA rapidement.  

 

Unité de production Bamisa type from thoms on Vimeo.

4. La culture au goutte à goutte

D’ailleurs pour les missions futures, l’arrosage par goutte à goutte a été relancé. L’idée est d’utiliser les bâtiments comme collecteur d’eau de pluie. Une gouttière viendra recueillir l’eau et un réservoir à proximité permettra de la stocker. Des champs pour la culture des légumes partiront des bâtiments. L’autre avantage de cette idée est l’ombre porté du bâtiment sur les champs qui devrait limiter l’évaporation. Les villageois sont très contents de cette nouvelle. Bien évidemment, au regard des projets à financer, pour le moment nous devons faire des choix. Mais tout est encore possible pour cette année. 

5. Les fournitures scolaires

L’école a été mieux aidée que l’année passée. Les maillots de foot et des ballons ont encore fait l’objet d’une demande de l’école pour les enfants. Nous remercions vivement le Secours Populaire pour leur don. Au niveau des fournitures, des règles de 1 mètre, des map-mondes et du tissus ont été financés. 

6. les femmes

Pour les femmes, l’argent a été déposé sur le livret comme d’habitude. Leur gestion est exemplaire et cela suit son cours.

 

 

 

Oct 202015
 
  1. Historique

Après la mission XXII en septembre 2013, nous avions déjà récolté un certains nombre de devis nécessaires à la mise en place du dossier de demande de subvention à la Région pour la construction de l’Unité de Production de la Farine Bamisa.

Projet soutenu par le Secours Populaire de l'Eure

Servira à produire la farine pour enfants bamisa

A cette époque, nous n’avions pas encore envisagé l’intégration du Secours Populaire dans cette demande.
Si les estimations de prix récoltées en 2013 tendaient à nous faire penser que le projet était réalisable, d’autres demandes de devis devaient être faites pour s’assurer de notre capacité à monter un dossier de cette ampleur.
Les villageois avaient été consultés et avaient montré leur motivation, notamment suite à la réalisation du premier bâtiment en voûte nubienne.

2. Le premier batiment : Pour le moulin

Le premier bâtiment a été créé grâce à des donateurs et à l’aide des villageois en 2014. Il a servi à remplacer l’ancien bâtiment du moulin à mil.

Bâtiment construit au Burkina Faso pour accueillir le moulin à mil du village de KinsiBatiment du moulin à mil
Ce premier bâtiment a donc été entièrement auto-financé grâce à la vente d’artisanat du village artisanal de Salif.
Mais nous savions que pour créer une Unité de Production, il nous faut plusieurs bâtiments, plus grands et mieux organisés. Les devis montraient que seul l’implication d’un organisme tiers pouvaient assurer la réalisation d’un projet comme celui-là jusqu’à son terme.

3. Les partenaires : le secours populaire de l’Eure

Pour ce faire, nous nous sommes rapprochés du Secours Populaire pour qu’ils portent ce projet. Plus solides et mieux organisés, ils savent monter ce genre de dossier. On a pu ainsi, à plusieurs mains, monter le dossier de demande de subvention à la Région.
Nous avons pu avoir la subvention désirée (ou presque) et maintenant après ces longues années de préparation, nous sommes fières de retourner au Burkina Faso pour lancer ce projet avec tous les villageois.
La prochaine mission aura lieu en Janvier-fevrier 2016, comme dit dans la demande de subvention.
Il sera question de revoir les partenaires et de lancer le projet de façon concrète cette fois, avec les villageois et de discuter avec eux de comment ils s’organiseront autour de ce projet.

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