Les cultures vivrières

 

Kinsi est un petit village rural, qui vit principalement d’agriculture et d’élevage. Le maraîchage occupe donc une grande place dans la vie des villageois, puisqu’ils sont totalement dépendants de cette agriculture vivrière, et de la revente de leurs surplus sur les marchés locaux.

Ils sont par ailleurs très sensibles aux conditions climatiques (sécheresse, inondations, …) qui peuvent facilement les faire basculer dans des problèmes de malnutrition, voire de famine grave. Lors de notre dernière mission, en août 2008, les bénévoles ont ainsi pu constater l’impact de telles conséquences, et ont privilégié une aide d’urgence par l’achat et la distribution équitable de sacs de mil.

Heureusement, ces conditions restent assez exceptionnelles, et nous tâchons d’aider les maraîchers par d’autres moyens. Nous avons ainsi financé une motopompe ainsi que des tuyaux, destinés à faciliter l’agrandissement et l’arrosage des parcelles cultivées, mais aussi un pulvérisateur à dos, des semences….

Pour ce qui concerne l’élevage, les villageois se sont plutôt diversifiés, puisqu’on trouve, au village, des poules et autres volailles en grand nombre, mais aussi des chèvres et des moutons, des porcs, des ânes, et des bœufs.

 

Les femmes ont mis en place un projet de gestion, sur le long terme, des troupeaux de moutons : lorsqu’on mouton est vendu, deux agneaux sont achetés. L’un pour la propriétaire du mouton, l’autre pour une autre femme. Ainsi, chaque femme va pouvoir posséder au moins un mouton à plus ou moins long terme. Or le bétail représente, au Burkina Faso, une source de revenus potentielle (et, à défaut, une source de nourriture).

L’association a tenu à encourager les femmes dans ce projet il y a quelques années, et a donc participé financièrement à l’acquisition des premiers moutons.

Il apparaît cependant que les villageois auraient besoin d’un accompagnement, voire de formations, pour améliorer leur production. Ils travaillent effectivement beaucoup par empirisme, alors que des petites astuces simples à mettre en œuvre pourraient leur permettre d’augmenter leurs rendements, et de limiter les dégâts causés par les insectes et rongeurs dans leurs stocks.

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