L’eau potable et l’irrigation

 

A l’instar de nombreux autres pays africains, le Burkina Faso doit faire face à de gros problèmes d’accès à l’eau potable. Les nappes phréatiques sont profondes (plus de 60 m de profondeur à Kinsi) et s’épuisent rapidement, et les quelques points d’eau existant sont souvent source de maladies infectieuses ou parasitaires graves (ver de Guinée, Paludisme, … )

Les forages

Il y a quelques années, l’association, en partenariat avec une ONG locale, a donc financé l’installation de deux forages d’eau potable, l’un pour l’école, l’autre pour les villages de Kinsi et de Goden.

En parallèle, le village a aussi été équipé de « postes d’eau potable », des grandes jarres (d’une contenance de plus de 30 litres) équipées de filtres, permettant de conserver une eau saine et de limiter les corvées d’eau.

Cependant, les pompes à vide qui permettent de faire fonctionner les forages commencent à vieillir, et, surtout, les nappes phréatiques dans lesquelles ceux-ci puisent l’eau sont désormais quasiment à sec ; il serait nécessaire de pouvoir financer l’installation de nouveaux forages, mais les coûts actuels dépassent notre budget annuel (il faut compter un minimum de 1500 à 2000 euro par forage).

La motopompe

Dans un deuxième temps, nous avons décidé d’aider les agriculteurs, et pour ce faire nous avons financé une motopompe. Celle-ci permet d’irriguer les grandes parcelles, du fait de son fort débit.

Cependant, le fort débit de la motopompe ne se prête pas à l’irrigation des potagers, ou des plantes les plus fragiles, comme les semis. Elle demande par ailleurs beaucoup d’entretien, et l’achat d’essence. Les agriculteurs nous ont donc sollicité pour acheter des pompes d’irrigations mécaniques, qui fonctionnent avec des pédales à pied. Le débit de ces pompes est beaucoup plus faible et se prête mieux aux arrosages des petites parcelles. Elles sont par ailleurs plus faciles à entretenir.

La gestion des ressources en eau du village est l’un des axes majeurs de notre travail au sein de l’association, et nous cherchons tous les moyens pour, d’une part, faciliter l’accès à l’eau potable, et le stockage de réserves d’eau suffisantes pour l’irrigation des cultures.

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