actualités/agenda

Jan 302016
 

IMG_2863

 

Avant la mission XXIII, je me suis rendu au Burkina Faso pour mes projets professionnels et j’ai pu me rendre à Kinsi pour dire « bonjour » aux villageois.

L’accueil fut excellent et j’ai pu voir le bâtiment en voûte nubienne, magnifique battisse qui abrite le moulin à mil.

Le moteur a été scellé dans la dalle en béton, ce qui limite les vibrations. Dans l’ensemble, la structure tient le coup. De l’extérieur le crépis est intacte. Ses murs massifs lui donnent un aspect solide. Toutefois des fissures sont apparues sur l’axe central de la voûte et guêpes s’y sont installés. Est-ce des fissures du crépis ou structurel? Il faudra donc passer par une expertise du maçon qui n’a pour le moment jamais revu le bâtiment.

La voûte nubienne commence à se démocratiser, puisqu’un maquis en voûte a été créé à Dapelogo.

Rappellons les avantages :

1- La fraicheur

2- La solidité : sa massivité rassure sur sa solidité

3- fait avec des produits 100% locaux : pas besoin d’aller à Ouaga pour avoir les matériaux, ni même prendre du bois donc pas de désertification.

4 – Sa modularité : il semble qu’on puisse repartir d’un bâtiment existant pour créer des annexes.

5 – Son esthétique : elle est très jolie d’aspect extérieur.

 

La voûte nubienne a quelques contraintes comparée aux bétons :

1- Elle est en terre crue : subit le ruissellement, les insectes peuvent s’y installer.

2- Elle nécessite un entretien annuel : Mais les villageois ont montré une telle motivation à avoir ce bâtiment que son entretien ne semble pas problématique.

3- Son toit est le prolongement des murs. Si un mur se fissure ou cède, c’est tout le bâtiment qui est à revoir, contrairement à des bâtiments avec tôle où chaque mur peut être refait indépendamment.

Eric et Natacha se préparent à aller au Burkina Faso pour étudier tout ça, d’autant plus que le prochain projet est deux bâtiments de 3 pièces chacun.

 

 

IMG_2865

Oct 202015
 
  1. Historique

Après la mission XXII en septembre 2013, nous avions déjà récolté un certains nombre de devis nécessaires à la mise en place du dossier de demande de subvention à la Région pour la construction de l’Unité de Production de la Farine Bamisa.

Projet soutenu par le Secours Populaire de l'Eure

Servira à produire la farine pour enfants bamisa

A cette époque, nous n’avions pas encore envisagé l’intégration du Secours Populaire dans cette demande.
Si les estimations de prix récoltées en 2013 tendaient à nous faire penser que le projet était réalisable, d’autres demandes de devis devaient être faites pour s’assurer de notre capacité à monter un dossier de cette ampleur.
Les villageois avaient été consultés et avaient montré leur motivation, notamment suite à la réalisation du premier bâtiment en voûte nubienne.

2. Le premier batiment : Pour le moulin

Le premier bâtiment a été créé grâce à des donateurs et à l’aide des villageois en 2014. Il a servi à remplacer l’ancien bâtiment du moulin à mil.

Bâtiment construit au Burkina Faso pour accueillir le moulin à mil du village de KinsiBatiment du moulin à mil
Ce premier bâtiment a donc été entièrement auto-financé grâce à la vente d’artisanat du village artisanal de Salif.
Mais nous savions que pour créer une Unité de Production, il nous faut plusieurs bâtiments, plus grands et mieux organisés. Les devis montraient que seul l’implication d’un organisme tiers pouvaient assurer la réalisation d’un projet comme celui-là jusqu’à son terme.

3. Les partenaires : le secours populaire de l’Eure

Pour ce faire, nous nous sommes rapprochés du Secours Populaire pour qu’ils portent ce projet. Plus solides et mieux organisés, ils savent monter ce genre de dossier. On a pu ainsi, à plusieurs mains, monter le dossier de demande de subvention à la Région.
Nous avons pu avoir la subvention désirée (ou presque) et maintenant après ces longues années de préparation, nous sommes fières de retourner au Burkina Faso pour lancer ce projet avec tous les villageois.
La prochaine mission aura lieu en Janvier-fevrier 2016, comme dit dans la demande de subvention.
Il sera question de revoir les partenaires et de lancer le projet de façon concrète cette fois, avec les villageois et de discuter avec eux de comment ils s’organiseront autour de ce projet.

Juil 062013
 

Le projet majeur de cette année consistait à financer une formation pour les maraîchers.

Nous avons donc pris contact avec un agronome du Centre Ecologique Albert Schweitzer (CEAS) de Ouagadougou, qui, après avoir longuement discuté avec les villageois et visité le village, a défini un programme de formation adapté à leurs besoins.

Cet agronome, M. Yanogo, a insisté pour que cette formation bénéficie aussi bien aux hommes qu’aux femmes, des deux villages de Goden et Kinsi.

L’agronome nous a donc proposé un devis pour une formation théorique et pratique de 20 personnes (10 hommes et 10 femmes), formation qui a nécessité l’achat de matériel et d’outils divers (brouettes, arrosoirs, bêches, râteaux, pelles, …) ainsi que des pompes d’irrigation à pied.

 

Cette formation s’est déroulée du 1er au 6 juillet 2013, soit juste au début de la saison des pluies, la saison la plus favorable à l’agriculture. Les villageois vont donc pouvoir directement mettre en pratique ce qu’ils ont appris.

L’un des objectifs majeurs de cette formation était d’apprendre aux villageois la culture du soja, ce qui sera utile à long terme pour l’atelier de fabrication de farine infantile, mais aussi pour enrichir l’alimentation des animaux d’élevage.

 

Dans les années à venir, d’autres formations complémentaires seront proposées par l’agronome, en particulier la mise en place de l’irrigation par goutte à goutt, afin de repenser le système d’irrigation au sein du village.

Deux pompes d’irrigation à pieds ont été financées en attendant cette prochaine formation.

Oct 302012
 

Comme chaque année, deux bénévoles de l’association sont partis en mission au Burkina Faso pour financer plusieurs projets au sein du village, et s’assurer que les projets des années précédentes fonctionnent bien.

Les premières discussions avec les villageois ont montré que l’ensemble des projets mis en œuvre ces dernières années fonctionnaient bien, et que les villageois semblaient particulièrement motivés et à l’écoute des propositions des bénévoles. Certains agriculteurs ont même demandé à pouvoir bénéficier de formations, et d’un appui au développement de l’irrigation au sein du village.
Motivés par ces bonnes résolutions, Tristan et Nicolas, les deux bénévoles, ont donc pu mener à bien un certain nombre de projets. Au programme de cette année : Le remplacement du moteur du moulin à mil, dont les pannes de plus en plus fréquentes coûtaient cher aux villageois ; l’achat de matériel pour un atelier de couture (table, ciseaux, fer à repasser), une activité économique complémentaire développée par les femmes ; et l’achat de l’ensemble des fournitures scolaires nécessaires au fonctionnement de l’école, qui regroupe 200 élèves venant de plusieurs villages alentours.

Par ailleurs, des contacts très intéressants ont été pris avec un agronome, qui va mener un diagnostic des pratiques agricoles au sein du village, pour définir un programme de formation à mettre en oeuvre au cours des années à venir, mais aussi avec la responsable de la formation à la fabrication de farine Bamisa, un aliment de prévention de la malnutrition infantile dont la fabrication et la distribution a d’ores et déjà commencé, mais qui nécessite de gros investissements pour une installation pérenne (bâtiments, matériel, …) et respectant les normes d’hygiène nécessaires pour ce type de produits.

Enfin, Tristan et Nicolas ont également acheté une grosse quantité d’artisanat, qui sera revendu au cours des différentes manifestations de l’association et dont les bénéfices seront réinvestis dans les actions de l’association.

Vous pouvez retrouver l’exposé de l’ensemble de leurs « aventures » sur le blog de l’association qu’ils ont animé pendant leur séjour.

Août 232012
 

Nous préparons activement la prochaine mission, qui va se dérouler du samedi 15 au samedi 29 septembre prochains.

Logistique (réservation des billets d’avion, de l’hébergement, obtention des visas, achat des médicaments antipaludéens, préparation des colis, …. ) mais aussi contact avec les partenaires locaux, préparation des projets (recherche d’informations, de partenaires, de devis, …), un séjour sur place ne s’improvise pas et nécessite beaucoup de travail !

Vous pourrez suivre les péripéties de Tristan et Nicolas, les deux bénévoles en charge de cette mission, sur le blog de l’association, qu’ils alimenteront aussi fréquemment que possible. N’hésitez pas à laisser des commentaires !