Thomas Desmares

Juil 132018
 

Le Goutte à goutte vient d’être installé depuis quelques jours. Il partira, comme annoncé lors de l’Assemblée Générale, du bâtiment BAMISSA, pour arroser un nouveau champs. Celui-ci n’est pas loin des habitations et facilitera l’expérimentation.

Les photos ne montrent pas les tuyaux et le système de diffuseurs qui permettra un écoulement minimal. Mais depuis la prise de ces photos, des choses ont du se passer au village. Nous pouvons espérer que les tuyaux sont en place.

Cet outil complète donc la formation en agriculture de 2012. Une autre formation verra le jour prochainement pour les accompagner dans son utilisation.

 

 

Juin 252018
 

Depuis le 22 juin 2018, la carte des zones dangereuses au Burkina Faso s’est modifiée. Ouagadougou, la capitale elle-même, est passé en zone orange, c’est à dire « Déconseillé sauf raison impérative ».

Nous pouvons avoir une pensée pour tous les burkinabés, principales victimes, et les expatriés, principales cibles, qui vivent jour après jour sous cette menace.

Toutefois, notre engagement pour notre association reste intact et grâce à Salif, nous pouvons continuer à œuvrer pour le développement de Kinsi toute l’année.

Si notre engagement est intact, l’activité touristique est fortement impactée. Salif ne gagne plus assez d’argent pour vivre avec sa famille. C’est en quoi notre action associative se doit de l’aider dans ce moment difficile.

Mon témoignage est qu’en février 2018, date de ma venue au Burkina Faso pour mon entreprise, le pays vivait normalement. Seule l’absence d’expatriés dans la ville pouvait laisser penser qu’une certaine vigilance était de mise (NB: les expatriés travaillent généralement au Burkina et donc ne sortent pas la journée).

Les burkinabés sont généralement optimistes quant à la sécurité du pays.

Pour le Centre Culturel Français, lieu de la précédente attaque, c’est un des centres les mieux gardés du Burkina Faso. Trois gardes sont devant l’entrée et un sasse permet de contrôler les personnes entrantes et sortantes du CCF. De ce fait, il est compliqué de savoir si aller dans les lieux gardés comme le préconise le site web France Diplomatie, est vraiment le meilleur choix puisque c’est ce lieu qui a été ciblé par les terroristes. 

 

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Mai 312018
 

Enfin! L’irrigation par Goutte à Goutte est un chantier qui va être lancé dans les prochains jours. L’argent a été viré et les devis ont été signés. Le calendrier dressé pendant l’Assemblée Générale a donc été respecté.

Le système d’irrigation attendu depuis presque 10 ans va voir le jour juste avant la saison des pluies. C’est une très bonne nouvelle pour les villageois qui l’attendaient avec impatience. L’irrigation est un travail fastidieux et long lorsqu’il faut le faire avec un arrosoir ou une pompe à pied. Et l’efficacité n’est pas aussi bonne qu’avec le Goutte à Goutte : en terme de rendement agricole mais aussi en gestion des ressources en eau. Au Burkina Faso, l’eau est une denrée rare qu’il faut savoir utiliser avec parcimonie.

Pour arriver à terme, ce projet comprend trois phases : 1 – Nous finançons d’abord le système d’irrigation, 2 – une formation dispensée par le CEAS va permettre de former les villageois à l’agro-écologie et 3- plus tard, un forage profond pour garantir les besoins élémentaires en eau potable. Tous les forages étant à sec actuellement. Ce fut une demande des villageois lors de la précédente mission.

L’engagement de l’association ces derniers jours a donc porté ses fruits puisque l’association a le budget pour couvrir le devis avec 2000€ sur le compte. 993€ iront au système d’irrigation. 200€ sert à financer les déplacements et le temps que Salif, notre correspond, prend pour travailler aux missions de l’association. Avec les attentats, les touristes ne viennent plus beaucoup au Burkina Faso et ses revenus par la vente de son artisanat sont maigres (voire inexistants). C’est donc aussi faire oeuvre de solidarité envers Salif que de lui verser cette somme. Le restant ira à la formation en agro-écologie. 

Pour plus de détails : Le réservoir choisi est un Polytank de 2000 litres entouré d’un cadre métallique. C’est la société Atelier de Construction Métallique qui nous le fournira.

Associé à cela, deux kits d’irrigation de 500m² ayant 8mm de diamètre permettront d’arroser la parcelle. Ceci comprend les tuyaux mais aussi les systèmes d’amené d’eau. C’est l’entreprise Irrifaso qui fournira ce point technique. 

C’est toujours le CEAS qui supervise l’ensemble du processus. Il est évident que nous autres, français, nous n’avons pas les compétences pour mettre en place un tel projet. Demander assistance et appuis pour la réalisation de ce Goutte à Goutte et l’accompagnement des villageois dans son utilisation ne peut que se faire par des acteurs implantés dans le territoire, connaissant les spécificités du pays (météo, cultures agricoles, comportements humains, habitudes…).

Pour conclure : le Goutte à Goutte est un des piliers de l’engagement de l’association pour la malnutrition avec le projet Bamisa. Chaque projet que fait l’association est logique et s’articule, se renforce. Ils consolident les acquis en permettant d’augmenter les rendements agricoles en légumes et céréales, répondre à la contrainte climatique des milieux désertiques qui s’accentuent avec le réchauffement climatique. 

Nous espérons que grâce à tout cela, Kinsi sera un jour un village où il fera bon vivre. 

 

 

 

 

Mai 312018
 

De nouveaux outils de communication

Depuis l’AG, l’association continue son action. Tout d’abord elle a ouvert une page Facebook Les Amis de Kinsi.

Vous y trouverez des images des coulisses de la mission et quelques photos déjà présentes sur le blog.

Ici, vous êtes sur le site internet qui sert à expliquer les actions entreprises par l’association, ses choix, ses projets futurs. Le Blog est lui ici  >> le blog. Ce dernier sert essentiellement de lien entre les membres lors des missions. Vous y trouverez le détail jour après jour des missions mais aussi les événementiels qu’elle organise ou participe.

La page Facebook a un intérêt technique : la connexion Internet au Burkina Faso est très réduite et Facebook est une application qui marche en Afrique. Il est fréquent de lire des message d’Eric s’excusant de ne pas pouvoir communiquer sur le blog. Maintenant il peut au moins communiquer sur Facebook.

Elle permet aussi de mettre des photos en direct des événementiels. 

Les évènementiels :

Fin avril, le Secours Populaire de l’Eure a organisé une soirée Africaine à Evreux en partenariat avec Charleval Andelle Massili. Ce fut le moyen de faire parler de l’association, notamment par une parution dans le Paris Normandie de l’Eure. L’association a pu exposer et vendre de l’artisanat africain.

Les bénéfices ont deux objectifs :

1 – financer les missions. Les billets d’avion, les visas, les vaccins, les médicaments, l’hotel, les restaurants sécurisés sont un budget importants pour chaque membre. Un voyage au Burkina peut coûter 1500€ facilement. Pour arriver à faire participer un maximum de membres de l’association, qui n’ont pas tous le budget pour aller en Afrique, une partie des bénéfices de la vente d’artisanat sert à couvrir certains frais essentiels, comme l’hotel ou le visa. Le travail réalisé par la vente d’artisanat permet cet ouverture et la rencontre culturelle entre ce peuple Burkinabé et les villageois de Charleval.

2- dynamiser les projets. Les subventions sont une part essentielle et nécessaire au bon fonctionnement de l’association. Mais il est fréquent qu’elles ne couvrent pas toutes les actions. Il arrive aussi lors des missions que de petits choses soient financées sur place pour répondre aux urgences.

Le 17 mai, Eric a lancé une opération de vente expo au Comité d’Entreprise d’Aptar. 

Des membres de l’association ont participé à un concert avec la chorale de Charleval et celle de l’Université de Rouen le 20 mai. L’excellent Thierry, Trésorier de l’Association et professeur de percussion, a emmené les membres de l’association dans un rythme endiablé avec les chanteurs de la chorale sur des chansons africaines à la salle Charles IX de Charleval. Belle initiative!

La prochaine manifestation est le 9 et 10 juin au Marché Africain de Rouen, Place de la Pucelle. 

Ce dynamisme en seulement 1 mois montre la volonté des membres de récolter un maximum de dons et de bénéfices. Rappelons que deux projets importants sont sur le grille : le Goutte à Goutte et le Forage. 

 

 

 

Avr 232018
 

Soirée africaine du 28 avril 2018

Organisé par le Secours Populaire de l’Eure
en partenariat avec notre association Charleval-Andelle-Massili.
Vente d’artisanat du Burkina Faso & de beurre de karité du village de Kinsi.
Vous pouvez visiter la Page Facebook « Amis de Kinsi » et faire votre réservation au repas africain.

Fév 162018
 

Invitation à l’Assemblée Générale de l’Association

SAMEDI 17 FEVRIER à 17H
à l’Algéco – la gare (Espace Libre)
27380 Charleval

A l’ordre de jour :
– bilan moral du président
– bilan d’activité
– bilan financier
– Projet 2018
– budget prévisionnel
– questions diverses
– point sur la construction du bâtiment de fabrication de farine BAMISA
& compte rendu de la mission de janvier 2018.

 
Ci-joint :
– une procuration pour les adhérent(e)s qui ne pourraient être présent(e)s.
– une fiche d’adhésion  pour les personnes qui souhaitent nous rejoindre.
Jan 252018
 

La mission XXV vient d’être achevée. Elle a permis de confirmer une problématique qui était déjà là lors de la mission XXII, l’importance d’avoir un forage performant. A cette époque, la réhabilitation d’un forage existant était privilégiée. Mais lors de la mission XXIII, Eric avait appris que le forage que nous avions estimé réutilisable, ne pouvait plus l’être. Une raison technique empêchait sa réutilisation. Il fallait donc faire un nouveau forage. Ce forage devait permettre à l’UPA Bamisa d’avoir un point d’eau. Il était donc pris en compte dans le projet initial avec l’ensemble des bâtiments et les machines (moulin, photovoltaique et soude sac). Mais forer à une profondeur de plus de 60 mètres augmentait les frais de façon trop importante pour qu’une seule demande de subvention englobe l’ensemble du projet. Nous avions donc privilégié le financement de l’outil productif de farine. Il est vrai que dans cette région aride, les nappes phréatiques sont de plus en plus profondes malgré les pluies intenses lors de la saison des pluies. Le réchauffement de la planète est ici palpable et notre travail s’inscrit dans les enjeux du développement durable.

D’après les quelques recherches de devis, il semble qu’une somme de 7500€ permettrait de mettre en place un système adéquat. Evidemment ce type de financement ne peut pas être porté exclusivement par l’association comme a pu l’être le bâtiment du moulin à mil en voûte nubienne. C’est donc une nouvelle demande de subvention, associé à un partenaire solide qui permettra de financer ce forage. A savoir que 7500€ représente la moitié de la somme que nous avons déboursé pour financer l’ensemble de l’UPA. Ce n’est donc pas un petit projet. 

Cette mission montre une chose : c’est que la problématique au Burkina Faso est l’accès à l’eau. Sans eau, point de vie. D’ailleurs l’autre point étudié est l’utilisation d’un système par goutte à goutte. Le principe est relativement simple. Il faudra un réservoir d’eau. Un système de tuyaux serpente les champs en partant du réservoir et alimente les champs de petites gouttes, lui assurant une humidité permanente. Les études montrent que ce type de système est beaucoup plus économe en eau que le système par pompe.

Eric penche pour un système permettant de récupérer les eaux de pluie. Les récents bâtiments en voûte nubienne seraient des collecteurs d’eau. Un réservoir la stockerait. A étudier.

La culture par goutte à goutte est un projet de longue date. Et pour faire suite aux récentes missions XXI et XXIV, c’est le soja qui sera choisi pour tester ce système. Les villageois ont déjà eu une formation pour la culture du soja. Le goutte à goutte sera un outil technique qui complétera leur savoir-faire garantissant une véritable efficacité.

D’après Eric, ce projet est déjà finançable et devrait pouvoir avoir lieu pendant la saison des pluies. Un nouveau contact au CEAS assure le suivi puisque Monsieur Yanogo, l’ancien ingénieur agronome qui avait permis la formation au maraîchage, ne fait plus partie du CEAS. 

 

Déc 182017
 

L’année 2017 voit enfin la finalisation du projet initié en 2012 : l’unité de production artisanale BAMISA.

2017 est une année symbolique puisqu’elle marque les 20 ans de l’association. 

Ce projet BAMISA est donc une sorte de borne kilométrique illustrant les avancées faites au village depuis toutes ces années. Des beaux bâtiments, les villageois en rêvaient.  La malnutrition infantile était un fléau. Elle est en passe d’être résolue. La pauvreté est une des raisons de l’engagement de notre association. Des dynamiques économiques sont petit à petit en train de permettre une autonomisation des villageois. 

A l’heure du Bilan, est-il nécessaire de préparer une nouvelle mission? Et bien Oui! La nouvelle mission va avoir lieu du 14 janvier au 25 janvier. c’est André qui partira avec Eric. André est un membre assidu qui a toujours était actif dans les manifestations que l’association organise. 

Pourquoi?

Parce que le Bilan ne peut pas être que financier. Aller sur place pour rencontrer les villageois et comprendre leur utilisation de l’UPA. Comprendre les nouveaux besoins qui ont pu être initiés par les bâtiments. Avoir, de façon concrète, l’aperçu des bénéfices de la farine BAMISA et comprendre comment elle est répartie. Adapter l’outil aux nouveaux besoins. Car comme dit dans les précédents articles, seul le gros oeuvre et les machines ont été financées. Une adaptation est donc encore possible (achat de matériels, comprendre l’utilisation des outils).

Tout cela nécessite une mission.  L’intérêt de faire partie d’une association est le partage des cultures. Aller sur-place et rencontrer les villageois permet d’ancrer nos actions en France sur une réalité palpable.

Mais pas que!

Si cette mission fait office de bilan, nous ne pouvons pas laisser de côté certains gros projets qui nous tiennent à coeur : Le goutte à goutte, les cultures, la distribution de la farine, ramener de l’artisanat…

C’est donc avec créativité et ouverture que cette nouvelle mission aura lieu!

 

Août 212017
 

Après la construction des 5 bâtiments marquant une phase importante dans la réalisation de l’UPA Bamisa, une autre phase vient d’être achevée : l’installation du tout nouveau moulin spécialement dédié à la famine Bamisa. 

Celui-ci se compose d’un moteur, d’un tuyau d’échappement, d’un entonnoir pour mettre les grains et de deux barriques métalliques. Ces barriques sont des réservoirs d’eau froide pour refroidir le moteur. Nous avions déjà financé ce type de barrique pour l’ancien moulin lors de la mission XXII.

L’Unité de production artisanale peut produire de la farine BAMISA. Nous savions que l’unité servait déjà aux villageois, notamment grâce à l’apport de l’électricité et de la lumière. Mais pour la production de la farine en elle-même, il fallait moudre depuis l’ancien moulin, situé loin des 5 bâtiments.

Le village se dote donc de deux moulins, l’un servant à la production de farine classique, installé dans le petit bâtiment en voûte nubienne, et l’autre uniquement dédié à la farine pour enfant dans le bâtiment annexe des 5 bâtiments.

Autre information, les graines de soja devant être plantées à la saison des pluies ont pu être livrées il y a 15 jours grâce au virement d’Eric et à la réactivité de Salif. Les villageois ont pu bénéficier des bonnes pluies de cette saison assez intense en précipitation. Finalement, il semble que la culture du soja ne soit pas aussi exigeante que nous le pensions. Les villageois doivent pouvoir le cultiver sans formation spécifique.

Nous pouvons estimer que ce projet est rentré dans sa phase terminale. Seuls quelques ustensiles pourront être financés plutard pour faciliter la production.

C’est aussi une démarche de l’association que d’aller doucement et laisser les villageois s’approprier l’outil proposé. Le but est qu’ils puissent produire mais aussi s’auto-financer pour améliorer par leur propre moyen l’Unité de Production. 

Voici quelques photos de la livraison du moteur.

Mai 102017
 
  1. Les chaises : nouveau mobilier

Quelques photos de Salif après sa visite régulière au Village pour suivre les progrès du projet Bamisa.

Daniel dans le bâtiment principal, les femmes utilisent le rebord de la fenêtre pour poser les sacs

L’UPA est utilisée puisque la barrique métallique n’est autre que le grilloir nécessaire pour torréfier les grains avant la moud de la farine. 

Les chaises font partie du mobilier, comme les tables et la paillasse carrelée. Ces chaises viennent juste d’être achetées. 

Il reste de nombreux éléments à acheter pour finaliser l’Unité de production. Des seaux, des bassines, des cuillères, des passoires, des bidons, des grilloirs, des petites tables, des plus grandes tables, des séchoirs, des étagères seraient à envisager si nous voulons voir pour cette UPA un outil de travail fonctionnel et performant.

Il faudra donc préparer une nouvelle mission comme chaque année pour étudier avec les femmes ce qui leur manquent. Il reste aussi la dalle de béton extérieur servant de réceptacle pour les eaux usées. 

Mais comme toujours au Burkina Faso, le temps s’écoule différemment qu’en Europe et les choses prennent leur temps. 

Même si l’outil de travail est déjà en production nous ne pouvons pas parler de projet finalisé.