Jan 252018
 

La mission XXV vient d’être achevée. Elle a permis de confirmer une problématique qui était déjà là lors de la mission XXII, l’importance d’avoir un forage performant. A cette époque, la réhabilitation d’un forage existant était privilégiée. Mais lors de la mission XXIII, Eric avait appris que le forage que nous avions estimé réutilisable, ne pouvait plus l’être. Une raison technique empêchait sa réutilisation. Il fallait donc faire un nouveau forage. Ce forage devait permettre à l’UPA Bamisa d’avoir un point d’eau. Il était donc pris en compte dans le projet initial avec l’ensemble des bâtiments et les machines (moulin, photovoltaique et soude sac). Mais forer à une profondeur de plus de 60 mètres augmentait les frais de façon trop importante pour qu’une seule demande de subvention englobe l’ensemble du projet. Nous avions donc privilégié le financement de l’outil productif de farine. Il est vrai que dans cette région aride, les nappes phréatiques sont de plus en plus profondes malgré les pluies intenses lors de la saison des pluies. Le réchauffement de la planète est ici palpable et notre travail s’inscrit dans les enjeux du développement durable.

D’après les quelques recherches de devis, il semble qu’une somme de 7500€ permettrait de mettre en place un système adéquat. Evidemment ce type de financement ne peut pas être porté exclusivement par l’association comme a pu l’être le bâtiment du moulin à mil en voûte nubienne. C’est donc une nouvelle demande de subvention, associé à un partenaire solide qui permettra de financer ce forage. A savoir que 7500€ représente la moitié de la somme que nous avons déboursé pour financer l’ensemble de l’UPA. Ce n’est donc pas un petit projet. 

Cette mission montre une chose : c’est que la problématique au Burkina Faso est l’accès à l’eau. Sans eau, point de vie. D’ailleurs l’autre point étudié est l’utilisation d’un système par goutte à goutte. Le principe est relativement simple. Il faudra un réservoir d’eau. Un système de tuyaux serpente les champs en partant du réservoir et alimente les champs de petites gouttes, lui assurant une humidité permanente. Les études montrent que ce type de système est beaucoup plus économe en eau que le système par pompe.

Eric penche pour un système permettant de récupérer les eaux de pluie. Les récents bâtiments en voûte nubienne seraient des collecteurs d’eau. Un réservoir la stockerait. A étudier.

La culture par goutte à goutte est un projet de longue date. Et pour faire suite aux récentes missions XXI et XXIV, c’est le soja qui sera choisi pour tester ce système. Les villageois ont déjà eu une formation pour la culture du soja. Le goutte à goutte sera un outil technique qui complétera leur savoir-faire garantissant une véritable efficacité.

D’après Eric, ce projet est déjà finançable et devrait pouvoir avoir lieu pendant la saison des pluies. Un nouveau contact au CEAS assure le suivi puisque Monsieur Yanogo, l’ancien ingénieur agronome qui avait permis la formation au maraîchage, ne fait plus partie du CEAS.